Rosseler parle de sa peur de décevoir
40e du prologue de Paris-Nice, dimanche, Sébastien Rosseler était attendu à un rang plus élevé. Il explique être diminué depuis quelques jours, auprès de La Dernière Heure : « Je suis malade depuis quinze jours et sous antibiotiques depuis plus d’une semaine. C’est une catastrophe, je n’ai pas de jambes dès que ça accélère. Tant que cela roule tranquillement, ça va, mais si ça accélère, je dois lâcher. J’ai le nez bouché, les bronches encombrées, respirer est un gros problème, je suis obligé de rouler la bouche ouverte et avec ce froid, ce n’est pas agréable. » Certainement une conséquence de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, disputé une semaine avant la Course au Soleil, qui s’est courue sous une pluie battante. Ces cinq heures dans le froid n’ont selon lui « rien arrangé. »
Le mois prochain, Sébastien Rosseler aura des responsabilités chez Radio Shack, surtout après la blessure de Gert Steegmans. « Cette chute, c’est dramatique pour lui », confie le vainqueur d’étape sur le Tour de l’Algarve. « Il arrivait en condition« . Du coup, le natif de Verviers va devoir faire oublier son voisin flamand, et donc hériter d’un rôle plus central. Son arrivée dans les rangs de l’équipe de Lance Armstrong est donne donc un élan positif à sa carrière. Et il en est conscient : « Je suis très content d’avoir changé d’équipe. Non pas par rapport à Quick Step où j’étais bien et je m’entendais avec tout le monde, mais j’avais besoin de changement, d’un nouveau challenge. Je vais enfin avoir un rôle important dans les courses qui me font rêver : le Tour des Flandres et Paris-Roubaix que je n’ai pu courir qu’une seule fois jusqu’ici en raison de mes multiples problèmes. »
Coureur doté d’une puissance intéressante, spécialiste des chronos mais également capable de bien faire sur les courses pavées, il n’a encore aucune référence sur de telles classiques, et y manque d’expérience. Sur le Het Nieuwsblad, il a été mis hors course, crevant avant qu’un train vienne retarder le groupe d’attardés dans lequel il se trouvait. Des mésaventures qui lui permettent d’apprendre rapidement : il sait maintenant qu’il doit se faire protéger et agir en leader. « C’est vrai que je dois plus penser à moi, conclut-il. Mon problème a toujours été de me mettre trop au service des autres, de ne pas croire en mes qualités. J’ai peur de décevoir, sans doute. Avec un Tom Boonen dans l’équipe, c’était plus facile de travailler que de prendre ses responsabilités. »





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