Huitième du Tour de France, Joaquin Rodriguez aborde logiquement la Clasica San Sebastian, chez lui, en Espagne, avec de l’appétit. D’autant que la complication du parcours de l’épreuve convient plutôt bien au puncheur-grimpeur espagnol, qui avait pris la deuxième place à San Sebastien en 2005, une demie minute après Constantino Zaballa. « J’aime le nouveau parcours, confirme le coureur de Katusha dans El Diario Vasco. Passer deux fois par le Jaizkibel et Arkale, ça me convient bien mieux. Même si le premier passage sur ces côtes ne se fera pas à fond, il fera des écarts et une bonne sélection. Et l’écrémage sera encore plus fort lors du deuxième passage. Il y aura moins de coureurs dans le groupe de tête, et ça devrait m’offrir plus de liberté. D’autant que le final n’offre aucun moment de répit. »
La fin de saison de Rodriguez sera très espagnole, puisque l’autre grand rendez-vous pour lui est bien sûr la Vuelta, dont il avait pris la septième place l’an passé. Pour cette année, l’Espagnol joue néanmoins la prudence : après une grande boucle éreintante, il assure ne vouloir que chasser les étapes, et pas jouer un nouveau top 10. « J’ai fini le Tour fatigué. La dernière semaine de course a été difficile pour moi. Je vais aller sur la Vuelta avec l’ambition de remporter au moins une étape. Je pense que ça va être compliqué, en revanche, pour le général. »



