Rodriguez analyse le Tour d’Espagne
Joaquin Rodriguez va tenter de remporter le Tour d’Espagne 2010. Dans un entretien avec Sport.es, le coureur de Katusha explique que sa venue dans l’équipe russe l’a transformé. « Je suis toujours le même mais j’ai plus d’expérience, lâche t-il. Il est évident que si le grand saut avait été fait quatre ou cinq ans plus tôt, cela aurait été différent. Mais je n’aurais pas appris autant que dans la formation d’Eusebio Unzue. » Vainqueur d’étape sur le Tour de France, qu’il terminait au 8e rang, il estime réaliser « de loin [sa] meilleure saison. »
La Vuelta lui plait, car son parcours est difficile. « Outre les six étapes de montagne, les pièges seront nombreux et il n’y aura qu’un seul contre-la-montre individuel, rappelle t-il. Dans la deuxième semaine, ceux qui ne seront pas bien ne pourront rien faire. » Et il a déjà coché les étapes les plus décisives. L’Alto del Rat Pena, escaladé lors de la 10e, sera par exemple très adapté à ses caractéristiques avec une pente moyenne à plus de 10% sur 4400 mètres et des pics supérieurs à 20%. « Ce col va causer beaucoup de dommages, prévient Purito. Si cela y va vite, il y aura de gros écarts. Mais l’arrivée sera 30 kilomètres plus loin…«
« Menchov sait comment on gagne cette course »
Il y a aussi l’enchaînement des étapes de Peña Cabarga, Lagos de Covadonga et Cotobello qu’il attend de pied ferme : « Ce sera brutal. (…) C’est la manière de répéter la difficulté qui fera mal. » Il se souvient ainsi que l’an dernier, Alejandro Valverde avait construit son succès final avec la succession des étapes de Velefique, Sierra Nevada et La Pandera. Sur ces journées là, Joaquin Rodriguez espère ne rien lâcher, précisant que « les courses modernes sont gagnée par très peu de différence. »
Peut-il remporter cette Vuelta ? Il avance en tout cas que sa « performance dépendra de [sa] résistance », étant donné qu’il a déjà couru le Tour de France. Se focalisant sur le classement général, le coureur de Katusha précise qu’il essayera aussi de glaner une étape. Les rivaux qu’il a identifié comme étant les plus dangereux ? « David Arroyo, Ezequiel Mosquera, Vincenzo Nibali et Denis Menchov, qui sait déjà comment on gagne cette course et a le chrono de 46 kilomètres en sa faveur », explique t-il. Pas de Frank ou Andy Schleck dans cette liste. Ezequiel Mosquera s’était également prêté à l’exercice des pronostics il y a peu, et il ne citait pas non plus les Luxembourgeois parmi les favoris.






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