Rémi Pauriol, plein sud

En fin de mois se profile déjà le Grand Prix La Marseillaise puis une flopée d’épreuves localisées dans le Sud de la France. La région de Rémi Pauriol, toujours désireux d’y briller. L’Aixois évoque pour nous son programme, avec Paris-Nice dans l’objectif.

L’année 2009 de Rémi Pauriol aura été très contrastée. Des résultats probants pour ce qui est pour l’instant la meilleure saison de sa carrière, mais aussi deux blessures qui l’auront coupé dans son envol alors qu’il était au top de sa forme. Le premier trimestre de l’Aixois avait été exceptionnel, avec des succès au Grand Prix La Marseillaise et au Grand Prix de Lugano. Egalement dans le top 10 du Tour Méditerranéen, la toute fraîche recrue de Cofidis abordait Paris-Nice dans les meilleures dispositions.

Des jambes de feu qu’il exploitait dès le prologue de la course au soleil en se glissant à la dixième position dans le sillage de nombreux spécialistes. Puis une chute mis fin à son début de saison. Fracture de la clavicule et tout est à reprendre. Mais Rémi reviendra vite sur pieds et sera aligné sur le Tour de France, qu’il termine à une très correcte 43e place. Et en août, sur la Clasica San Sebastian, il goûte à nouveau à l’asphalte. Le trochanter – os situé entre la hanche et le fémur – morfle et ce sont les vacances anticipées, alors qu’il était pré-sélectionné pour les Mondiaux de Mendrisio.

Malgré ces pépins loin d’être anodins, l’exercice 2009 de Rémi Pauriol aura été riche en bons résultats. Reste que nous aurions aimé savoir jusqu’où serait allé ce coureur sans sa regrettable chute de Paris-Nice. Des performances de début de saison qui promettent pour la suite. Conscient qu’il ne faut pas changer de méthode, le grimpeur de la Cofidis débutera 2010 avec un programme similaire : Grand Prix La Marseillaise, Tour Med, Tour du Haut-Var, Grand Prix de Lugano, Paris-Nice.

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Rémi Pauriol répond à nos questions concernant ces premières semaines de compétition …

T’es-tu entraîné de manière à arriver en forme aussi tôt que l’an passé ?
Oui je l’espère. Je m’entraine autant. La seule inconnue est que j’ai arrété ma saison 2009 sur un trait de fracture du fémur en août, alors peut-être que je vais avoir un peu plus de mal en début de saison.

Quelles seront tes ambitions sur Paris-Nice, dont le parcours sera très montagneux cette année avec notamment le Mont Ventoux ?
Vous me l’apprenez, je ne connais pas encore le parcours. Mais oui, j’essaie de préparer le début de saison avec en point d’orgue Paris-Nice. Pour moi il y a plusieurs avantages à cela : C’est la seule période où il y a des courses dans le sud-est. Etant de la région d’Aix en Provence, j’attache une importance sentimentale à des courses comme le Tour Med, le Haut Var ou le GP La Marseillaise. Il y a aussi le fait que j’ai plus de facilités à m’entrainer l’hiver dans ma région, sans avoir à me prendre la tête avec les conditions météo, ce qui me donne un avantage certain.
Qu’est ce qui va concrètement changer chez Cofidis, cette saison, avec la perte du statut Pro Tour ?
Pour moi pas grand chose en 2010 : l’équipe a des accords avec ASO ainsi qu’avec les organisateurs du Giro et de la Vuelta si l’équipe souhaite y participer. Par contre pour les années futures, il serait souhaitable que le sponsor – s’il décide de continuer après 2010 – s’engage dans la durée et non plus un an après un an. Afin de remonter en Pro tour et avoir une meilleure visibilité sur notre avenir.
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Crédits photo :  haretz – Flickr

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