Quel dénouement à Stirling ?

Par Alexandre Philippon
Mercredi 20 janvier 2010 - 18:14
Sur le Tour Down Under 2009, nous avions assisté à un sprint dans la petite ville de Stirling. Mais un sprint assez décousu, car en faux-plat montant. Allan Davis s’était imposé devant Graeme Brown, tandis qu’André Greipel devait se contenter d’un 10e rang, usé par la répétition des petites montées. Peut-on avoir le même style de final jeudi ? Peut-être pas, pour une raison simple : la Mount Barker Road ne sera empruntée que trois fois, et non quatre comme il y a douze mois. La difficulté du tracé a été adoucie et il devrait ainsi être bien plus facile de contrôler la course pour les équipes HTC-Columbia et Team Sky. Toujours est-il que les derniers kilomètres demeurent compliqués et qu’une arrivée en faux-plat peut favoriser les surprises.
Au fond, la montée du jour n’a de toute façon vraiment rien d’un casse-pattes. Elle sera débutée par une portion de 3500 mètres à 3,5%, puis après un replat de 2 km, on grimpera à nouveau sur du 3% pendant 2000 mètres. Une côte empruntée trois fois donc, avec entre temps 10 kilomètres descendants qui ne manqueront pas d’aider le peloton à se reformer. Les pentes ne sont pas assez abruptes pour créer une sélection quelconque. L’an passé, la présence de Graeme Brown à la deuxième place du classement avait étonné et attesté de la facilité du circuit. Bien qu’ayant perdu du poids, l’Australien est réputé comme étant l’un des sprinteurs qui a le plus de mal à passer les bosses … Alors tous les hommes en forme devraient être en mesure de s’en sortir à l’approche de Stirling.
Reste que l’accumulation de faux-plats peut devenir dangereuse si le vent s’acharne sur le peloton. Selon les prévisions locales, il devrait être absent jeudi, mais sait-on jamais … Dans de telles conditions, on pourrait observer des offensives franches dans la dernière heure de course, qui rendront difficile la tâche des échappés matinaux, mais pourraient avoir pour effet de créer de légers écarts à l’abord du dernier passage. C’était le cas en 2009 : Martin Elmiger (3e) et Stuart O’Grady (4e), avaient été crédités de deux secondes de retard sur Allan Davis et Graeme Brown. De même pour leurs poursuivants, pointés à quatre secondes ; un groupe où l’on ne retrouvait que 14 coureurs qui étaient parvenus à ne pas lâcher prise. Perdre une portion de secondes peut s’avérer préjudiciable dans la lutte pour le podium final, alors le placement sera important pour la cinquantaine d’éléments encore motivés par cette perspective.
La grande question du jour sera de savoir comment André Greipel va se comporter. Malgré la difficulté légèrement accrue par rapport aux deux précédentes étapes, il va conserver son statut de grandissime favori et sa formation va devoir assumer le poids de la course. Mardi et mercredi, ce sont des trios de coureurs qui ont pris la poudre d’escampette, mais vu que plusieurs hommes ont déjà perdu toutes chances au général, on peut voir un comité moins réduit partir au kilomètre zéro. Les coureurs d’UniSa-Australia ont pris l’habitude d’initier les fuites et cette course étant le rendez-vous majeur de leur saison, ils ne devraient pas perdre la main. Si l’un d’eux parvient à faire adhérer un nombre plus important de collègues à ses projets d’échappée, HTC-Columbia pourrait passer une pénible journée. Greipel a de fortes chances de faire la passe de trois malgré tout, mais ce succès sera le plus difficile à aller chercher.
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Unley-Stirling, 132.5 km
Départ à 1h30, heure française.

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