Oman : une étape en nocture qui fait débat
Pour sa première édition, le Tour d’Oman s’est élancé, dimanche, avec une première courte étape en forme de circuit à travers les rues de Mascate, la capitale, et remportée par le Français Jimmy Casper. Une sorte de critérium urbain disputé à la tombée de la nuit, une heure peu commune choisie pour faire événement.
Si ce choix n’avait pas posé de problème pour faire un prologue de 1 150 mètres sur le Giro 2005, c’est apparemment plus compliqué sur une soixantaine de bornes pour un peloton entier. Les coureurs ont semble-t-il moyennement goûté la nouveauté, qu’ils ont jugé dangereuse.
Marcus Burghardt, le coureur allemand de BMC, témoigne ainsi du soulagement qui l’a habité une fois la ligne d’arrivée franchie sur le site officiel de l’équipe américaine : « Je crois que la meilleure idée était de rester bien en sécurité dans le peloton parce qu’il faisait assez sombre. Pour les spectateurs, c’était sans doute assez spectaculaire. Et assez nouveau. Mais aussi dangereux. Les gens ne se rendaient pas compte de la vitesse du peloton. Il y avait des mains, des appareils photos qui dépassaient des barrières et qui nous gênaient. »
Quatrième de l’étape, Tyler Farrar a lui aussi partagé ses frayeurs, se confiant à cyclingnews : « C’était dangereux, il fallait prendre des risques si l’on voulait jouer la gagne. » Heureusement, il n’y a pas eu d’accident : des débuts finalement réussis pour l’épreuve du Sultanat, qui a donc fêté sans encombres, et avec la victoire d’un Français, sa première arrivée.






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