Nibali veut gagner Tirreno-Adriatico
Vincenzo Nibali a faim. Septième du Tour de France l’an passé, le coureur de l’équipe Liquigas a démarré sa saison par une victoire au classement final Tour de San Luis, dès janvier, en Argentine. En break depuis, il redémarre pour de vrai en ce début mars, en Italie, avec la Montepaschi puis Tirreno-Adriatico. Avec comme objectif de briller sur les ardennaises, en avril, puis de rentrer dans le top 5 sur le Tour. Mais avant ça, l’Italien a de vraies ambitions sur la Course des deux mers.
« Je suis en forme », confie-t-il à La Gazzetta dello Sport. « Cette année il n’y a pas de contre-la-montre sur Tirreno-Adriatico, mais le parcours est quand même très dur. Il n’y a que deux étapes pour sprinters, la première et la dernière. »
De quoi donner des idées au Toscan, qui courra les premières étapes à domicile. « Même jeudi et vendredi (2e et 3e étapes) ce sera difficile, et si la course est durcie c’est un petit groupe qui se jouera la victoire. Les routes autour de Montecatini (2e étape) ou de San Baronto (3e étape) je les connais par coeur : je les parcours tous les jours ou presque à l’entraînement. »
Ambitieux, Nibali va même jusqu’à citer ses principaux adversaires : « Il y a Rogers, que j’ai trouvé très affuté sur la Montepaschi Strade Bianche, et puis Lövkvist. Tirreno-Adriatico est une course importante. J’y tiens. »
En parallèle, le coureur de la Liquigas explique un problème récurrent chez lui, qui apparemment lui a souvent porté préjudice en course : celui de l’alimentation. « Peut-être je me dépense plus, peut-être j’ai un métabolisme différent, mais ce qui est sûr c’est que si je mange autant que les autres coureurs, ce n’est pas assez et je flanche. Sur la Montepaschi Strade Bianche, samedi, c’est exactement ce qu’il s’est passé. Je ne me suis pas assez alimenté et je me suis écroulé dans le final. »





#1 