Nibali : « Frapper les esprits sur la Vuelta »
Cette saison, Vincenzo Nibali a pris une bonne habitude : briller partout où il passe. L’Italien, 25 ans, brille sur toutes les courses où il s’aligne, ou presque. Dès janvier, on l’avait vu remporter sa première compétition, le Tour de San Luis. Bien plus tard, en juin dernier, il avait trouvé les ressources pour gagner le Tour de Slovénie, dans la foulée d’un Giro qu’il ne devait même pas disputer et qu’il a terminé à la troisième place.
Le coureur de la Liquigas a fini par se reposer, en juillet. Le Tour de Burgos était une course de rentrée, afin de monter en pression en vue de la Vuelta. Bingo : dimanche, il a pris la troisième place de l’étape reine, ce qui lui permet de terminer au même rang l’épreuve. « Toute la semaine, je n’ai pensé qu’à cette étape, raconte Nibali dans La Gazzetta dello Sport. Le seul obstacle que je n’ai pas franchi, c’est Samuel Sanchez, qui est en grande forme après son Tour de France. Moi, j’ai vu ma condition progresser de jour en jour. »
On ne saurait mieux dire. Jeudi, sur la deuxième étape, l’Italien est encore un peu court et cède du terrain. Trois jours plus tard, ça va beaucoup mieux, et il obtient cette troisième place. « Sur la deuxième étape, je suis resté collé à la route au dernier kilomètre, qui était en montée, et j’ai perdu vingt secondes. Mais je tenais à gagner dimanche. Malheureusement, j’ai dû lâcher prise sur une accélération de Sanchez, à 500 m de la ligne. C’était le passage le plus pentu du col. »
Après Basso, Kreuziger
La différence entre Sanchez et Nibali, c’est que l’un surfe sur sa forme du Tour tandis que l’autre reprend la compétition. Autrement dit, la performance du coureur de la Liquigas est de très bon augure en vue du Tour d’Espagne, qui démarre dans trois semaines. Et pour lequel l’Italien, comme on s’en doutait, commence à trouver de l’appétit. « J’aimerai frapper les esprits avant le départ de la Vuelta. Mais aussi, sur la Vuelta. J’y courrai avec la même attitude que sur le Giro, et de grosses responsabilités. Je ne connais pas le parcours, mais je vais demander conseil à Basso. »
Basso, son leader sur le Giro. Sur les routes italiennes, Nibali s’était plié au jeu d’équipe, se privant de contester la victoire finale à son coéquipier, alors qu’ils semblaient plus ou moins au même niveau. Sur la course espagnole, c’est cette fois-ci Roman Kreuziger avec qui il va falloir composer. Pour de nouveaux compromis ? « Je ne pense pas qu’il y aura un problème de concurrence interne, assure Nibali. Kreuziger et moi avons déjà couru le Tour ensemble l’an passé, c’est un de mes coéquipiers avec qui je me marre le plus, que ce soit pendant les courses ou en dehors. »







