Mark Cavendish, enfin ?

Par Baptiste Bouthier
Lundi 15 mars 2010 - 22:03
La dernière étape, ce mardi, de Tirreno-Adriatico, ne changera rien au classement final. A la manière de l’étape des Champs-Elysées sur le Tour, cette ultime étape de la Course des deux mers est un grand classique. Un peu plus de 160 kilomètres entre Civitanova Marche et San Benedetto del Tronto, qui a accueilli l’arrivée de toutes les éditions de Tirreno-Adriatico à l’exception de la toute première. Pour l’anecdote, les 70 premiers kilomètres sont difficiles, avec deux côtes répertoriées au grand prix de la montagne et de quoi voir une échappée se dessiner.
Mais soyons clairs : cette étape est purement réservée aux sprinters. Les GPM ne sont là que pour éventuellement départager les premiers du classement de la montagne. Parce qu’à partir du km 80, les coureurs entrent dans un circuit plus plat que la main à travers les rues de San Benedetto. 84 kilomètres de plat, c’est largement assez pour organiser un sprint royal, avec tous les protagonistes n’ayant pas jeté l’éponge depuis une semaine.
Un sprint royal
Pas de frayeur, donc, pour Scarponi, qui devrait sauf coup de trafalgar faire le doublé sur Tirreno-Adriatico, après sa victoire de l’an dernier, et cette fois-ci pour deux petites secondes devant Garzelli. Place maintenant aux sprinters, qui n’ont pas eu beaucoup de chances de s’exprimer jusqu’à présent. Privés le premier jour du succès d’étape par Gerdemann, ils ont brillé les deuxième et troisième jours (succès de Boonen et Bennati) mais en effectif réduit.
Parmi les principaux absents : Mark Cavendish, toujours lâché. Mais le Britannique n’a pas abandonné : il est toujours en course, à l’antépénultième place du classement général. Soi-disant en méforme, ou en surpoids, le Mannois peut prouver, en une après-midi, qu’il est toujours la terreur du sprint et qu’il sera à surveiller pour sa propre succession sur Milan-Sanremo. L’an passé, le scénario était quasi identique. Invisible sur les six premiers jours de Tirreno-Adriatico, Cavendish avait dominé le sprint à San Benedetto del Tronto avant de récidiver, cinq jours plus tard, à Sanremo…
Face à lui, les sprinters sont légion. La plupart a tenu le coup, malgré le froid et la montagne, afin d’emmagasiner du fond en vue de la Primavera. C’est notamment le cas de Boonen et Bennati, déjà vainqueurs cette semaine donc. Mais aussi de Farrar, Petacchi, Boasson Hagen, Davis, McEwen, Freire, Hushovd, Rojas, Breschel, Ginanni, Hutarovich, et beaucoup d’autres… L’absence de relief ou presque sur cette ultime étape devrait leur permettre à tous de tenir le coup et de participer au sprint final. Qui devrait donc être royal.

crédit infographie : gazzetta – crédit photo : garmintransitions






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