Selon l’Agence France Presse, le Président de l’UCI, Pat McQuaid, aurait signifié dans un courrier à Pierre Bordry, président de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), qu’il prévoyait pour Paris-Nice “un programme de contrôle tout à fait adéquat comprenant 95 contrôles, y compris inopinés.” Le Français avait demandé 15 contrôles supplémentaires, mais l’Irlandais lui a expliqué qu’il ne “voyait pas de lacunes qui (les) rendraient nécessaires.” Ajoutant qu’il estimait que la philosophie de la lutte anti-dopage devait être d’éviter le multi testing.
Jusque là , McQuaid ne fait qu’expliquer son refus de renforcer les contrôles pour la Course au Soleil, mais dans cette même lettre, il égratigne Bordry en déplorant “le manque de contrôles hors compétition en France, l’envoi au laboratoire de formulaires de contrôle portant le nom du coureur, de sorte que les échantillons n’ont pu être analysés, les fuites d’informations confidentielles, notamment au sujet d’analyses effectuées au laboratoire de l’AFLD, l’absence de contrôles dans des courses en France à cause de l’absence du/d’un médecin de l’AFLD, les accusations infondées contre l’UCI, la communication de ce type d’accusations à la presse avant même que l’UCI en soit informée et ait reçu la possibilité de rectifier les faits, les annonces publiques de soupçons sans avoir vérifié les faits.“
Le conflit UCI/AFLD n’a jamais été aussi prononcé, McQuaid souhaitant que l’AFLD se cantonne à des suggestions : “Si l’AFLD dispose d’informations justifiant le contrôle d’un coureur particulier, il suffira de le signaler au Docteur Zorzoli.“



