Les Champs attendent un Contador libéré
Alberto Contador va prendre le départ de la dernière étape du Tour de France avec un grand sourire. Une journée qui va probablement marquer la fin de sa saison pour ce qui est des compétitions officielles, une participation à la Vuelta ne faisant pas partie de ses souhaits. C’est certainement la première fois de sa carrière qu’il va parcourir les Champs Elysées avec autant de soulagement – il parle même de « libération« , puisque samedi, il a vraiment cru qu’il laissait échapper sa troisième couronne : « J’ai eu des infos qui me disaient que j’avais 5 secondes de retard sur Andy. Je ne pensais qu’à garder le même rythme jusqu’à l’arrivée, je suis resté très concentré. Mais c’était vraiment difficile. A un moment, je me suis dit c’est fichu parce qu’on me disait que j’avais beaucoup d’écart, jusqu’à 30 secondes. J’ai eu des doutes jusqu’à l’arrivée. »
« C’est moi qui n’étais pas au même niveau cette année »
Mais il n’y a pas que sur ce contre-la-montre de Pauillac – « la journée la plus dure du Tour » - que le Pistolero a paru friable. Tout au long des trois semaines, il n’a pas affiché le niveau qui était le sien douze mois plus tôt. Et Andy Schleck a failli en profiter : l’écart final de 39 secondes, c’est le temps que le Luxembourgeois a perdu sur son incident mécanique du Port de Balès. Comme un symbole. Toutefois, Alberto Contador veut prévenir tout le monde, Andy Schleck, selon lui, n’a pas fait tant de progrès que cela : « Il était à un niveau similaire à l’année dernière. C’est moi qui n’étais pas au même niveau cette année. »
« Il fallait que je reste concentré en permanence »
Alors pourquoi ? « Avant le Tour, j’étais sous traitement antibiotique, j’avais pris froid au Championnat d’Espagne, avance t-il. Ça a pu avoir une influence. » Pas forcément la raison première, mais peut-être un élément qui a commencé à entamer le moral de l’Espagnol. Pendant trois semaines, il paraissait tendu, et a dû privilégier la prudence au panache, comme ce fut le cas sur le Tourmalet. « C’était compliqué, explique t-il. Il fallait que je reste concentré en permanence. On a bien géré avec l’équipe, en particulier dans les étapes de montagne. C’était une course où on a cherché l’économie par rapport aux efforts que je devais faire, les coureurs que je devais suivre. C’était ça le secret de la victoire. »
source : eurosport






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