Le GP Indurain, la première des Ardennaises

Par Baptiste Bouthier
Vendredi 2 avril 2010 - 20:24
A Estella, en Navarre, a lieu depuis douze ans le Grand Prix Miguel Indurain, une course vite récompensée du statut de classique 1.HC. Elle profite des nombreuses côtes que le Tour du Pays basque emprunte parfois également pour proposer 180 kilomètres de montées et de descentes, avant une montée finale courte mais pentue qui fait systématiquement un différence décisive. Ce qui en fait une classique prisée, une sorte de première répétition générale avant le Tour du Pays basque puis, évidemment, les classiques ardennaises. Cette année, c’est l’épreuve qu’a choisi Alejandro Valverde pour courir sa première course depuis la décision du TAS de confirmer sa suspension en Italie. Et l’Espagnol fait figure de grand favori.
Un parcours casse-pattes
Deux jours avant le Tour du Pays basque, quinze avant l’Amstel Gold Race, le Grand Prix Miguel Indurain offre aux puncheurs un avant goût des Ardennes. Bien plus au sud, pas loin de Pampelune, la ville d’Estella propose un circuit dans sa campagne environnante… semé d’embûches. Six côtes sont répertoriées au total, mais il n’y a en réalité pas beaucoup de répit tout au long des 180 kilomètres au programme. Dans les cent derniers kilomètres, il faut être très optimiste pour croire déceler un seul petit mètre de plat. Le final est des plus spectaculaires, avec une montée finale au coeur d’Estella, vers la Basilique Nuestra Señora del Puy, qui surplombe la ville. Une montée très courte (moins d’un kilomètre), mais très pentue, à la manière d’un Cauberg ou d’un mu de Huy.
Un menu alléchant qui plaît donc, en toute logique, aux meilleurs puncheurs. Le palmarès est, à ce titre, éloquent, même si tous ne parviennent pas forcément à concrétiser pendant la semaine ardennaise, l’adversité y étant quand même supérieure. Mais au rayon des vainqueurs, on retrouve, dans l’ordre chronologique, Stefano Garzelli, Miguel Martin Perdiguero, Matthias Kessler (deux fois), et, pour les plus récents, Fabian Wegmann (deux fois aussi), Rinaldo Nocentini et, l’an passé, David de la Fuente, qui sera absent cette année. Curieusement, les deuxième et troisième places sont encore plus riches en grands noms, comme si la victoire semblait vouloir échapper aux favoris : Alexandre Kolobnev, Joaquin Rodriguez et Alejandro Valverde n’ont jamais réussi à lever les bras à Estella.
Famélique participation
Valverde, justement, sera l’attraction principale de l’édition 2010 du GP Miguel Indurain. Pour deux raisons : parce qu’il y fait figure, sans contestation possible, de favori numéro un ; et parce qu’il s’agit là de sa première course depuis Paris-Nice et, surtout, la confirmation par le TAS de la suspension de deux ans sur le territoire transalpin que le Comité olympique italien avait prononcé plus tôt. Valverde fait fi de ces « péripéties » et reprend la compétition pour enchaîner, ensuite, Tour du Pays basque et Ardennaises. Lui qui court systématiquement pour gagner depuis début 2010 ne devrait pas laisser passer l’occasion d’enfin gagner cette classique, l’une des trois plus importantes du calendrier espagnol, si elle se présente. Avec Soler ou encore Uran dans l’équipe, il aura de quoi l’aider.
Pour le concurrencer, il n’y aura pas beaucoup d’autre choix qu’un Espagnol. Il faut dire que peu d’équipes ont joué le jeu : il n’y en a que treize au départ, ce qui est proprement ridicule pour une HC, et plus de la moitié son ibères. Benat Intxausti et Igor Anton, chez Euskaltel, Ezequiel Mosquera chez Xacobeo ou Angel Vicioso (double lauréat au début des années 2000) voire le retour de José Angel Gomez Marchante chez Andalucia : voilà les adversaires de Valverde parmi ses compatriotes.
Même dans les équipes étrangères se cachent des Espagnols, et peut-être même le concurrent numéro un de Valverde : Joaquin Rodriguez, l’ancien lieutenant, parti voler de ses propres ailes chez Katusha, où Alexandre Kolobnev aura aussi son mot à dire. Milram viendra sans Wegmann, pourtant toujours à l’aise ici, et comptera plutôt sur Johannes Fröhlinger ou Luke Roberts. Chez Liquigas, Ivan Santaromita pourrait confirmer sa victoire sur la Semaine internationale Coppi et Bartali, tandis que chez Garmin, Daniel Martin pourrait commencer à se réveiller en vue des Ardennaises. Enfin, chez AG2R La Mondiale, la seule équipe tricolore présente, David Le Lay et Vladimir Efimkin sont les deux coureurs à qui le parcours sied le mieux.

2009 –
DE LA FUENTE David
2008 –
WEGMANN Fabian
2007 –
NOCENTINI Rinaldo
2006 –
WEGMANN Fabian
2005 –
PASCUAL RODRIGUEZ Javier
2004 –
KESSLER Matthias
2003 –
KESSLER Matthias
2002 –
VICIOSO Angel
2001 –
VICIOSO Angel
2000 –
MARTIN PERDIGUERO Miguel Angel
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Photo : filippopozzato.it







#1 
Estella n’ appartient pas au Pays Basque Espagnol, mais au Royaume de Navarra, le même qu’ un certain Henry IV.
Désolé pour cette erreur !!! C’est modifié