Paris-Nice démarre, dimanche, et avec elle l’énième lancement de la saison cycliste. La Course au soleil n’est plus la première épreuve du Pro Tour, puisque le Down Under a rejoint ce cercle fermé il y a deux ans, mais elle est la première très grande course européenne de la saison. Trop éloignée dans le temps pour servir de répétition au Tour de France, trop proche de Milan-Sanremo pour attirer beaucoup de sprinters, la course a ses qualités et ses défauts, mais elle offre généralement du spectacle, grâce à son parcours et grâce à la météo, qui corse souvent l’affaire. Nous vous avons présenté, depuis le début de la semaine, les jeunes, les sprinters, les Français et les leaders à suivre sur cette 68e édition de la Course au soleil ; voici maintenant cinq points essentiels pour bien comprendre les enjeux de ce Paris-Nice 2010.
Dernière chance pour se faire inviter sur le Tour
Nous vous les avons présentées, une par une, pendant les deux dernières semaines : neuf équipes sont aujourd’hui en concurrence pour les six places qu’il reste à prendre sur le Tour de France 2010. Or l’attribution de ces dernières invitations aura lieu fin mars, à en croire Christian Prudhomme, le directeur du Tour. Paris-Nice est donc la dernière occasion de briller et de taper dans l’oeil d’ASO, puisqu’il s’agit de la dernière course qu’organise le propriétaire du Tour de France avant cette date limite. La bataille devrait donc faire rage, notamment au niveau des équipes dont la place n’est pas du tout assurée, comme Skil-Shimano, Vacansoleil ou Saur-Sojasun. Katusha, RadioShack, Team Sky, Cervélo et Garmin seront également présentes. En revanche, BMC ne sera pas là : l’équipe suisse n’a pas été invitée par ASO à prendre part à la Course au soleil. Prémonitoire ?
Deux vainqueurs et beaucoup de prétendants
Seulement deux anciens vainqueurs de Paris-Nice seront présents au départ de cette édition 2010 : Alberto Contador, lauréat en 2007, et Luis Leon Sanchez, le tenant du titre. Ils font, bien sûr, figure de favoris pour la victoire finale cette année encore, mais les prétendants sont nombreux. Roman Kreuziger, Alejandro Valverde, Damiano Cunego, Frank Schleck sont ceux que nous avons privilégié, mais il faudra aussi se méfier de Jurgen Van den Broeck, Samuel Sanchez, Christian Vande Velde, Levi Leipheimer, Kevin Seeldrayers, Maxime Monfort, Tony Martin, Nicolas Roche, Simon Gerrans, et beaucoup d’autres…
Toujours à la recherche du renouveau français
Beaucoup d’autres, à commencer par des Français. Sylvain Chavanel, Christophe Le Mével, Sandy Casar, Brice Feillu ou encore Julien El Farès peuvent eux aussi prétendre à un top 10 au classement final. Mieux ? Difficile. Aucun tricolore n’a remporté Paris-Nice depuis bientôt quinze ans et le triplé de Jalabert entre 1995 et 1997. Depuis plus de dix ans, on court après le renouveau français, sur la Course au soleil comme ailleurs. Ces trois dernières années, néanmoins, le mieux est de mise. En 2007, Jean-Patrick Nazon remporte la première étape, premier succès bleu depuis 2002, et Sébastien Joly prend la 12e place finale. Ces deux dernières années, c’est Chavanel qui a porté haut les couleurs françaises, remportant à chaque fois une étape et terminant 9e en 2008 puis 3e en 2009 au classement final. Mais derrière lui, l’embellie bleue est évidente sur ces deux éditions : Lhotellerie, Rolland en 2008, Hivert, Le Mével l’an passé. Pourvu que ça dure.
Un parcours à l’ancienne…
La Montagne de Lure l’an passé ; le Ventoux il y a deux ans ; le Corobin et la Croix-de-Chaubouret il y a quatre ans : ces dernières années, la haute montagne s’est régulièrement invitée au menu de Paris-Nice. Ce ne sera pas le cas en 2010. Cette année, le sommet de Paris-Nice est la Croix-Neuve, à Mende, qui dépasse à peine les 1 000 mètres et n’a rien d’un col. C’est donc à un retour à la moyenne montagne auquel on assiste, c’est-à -dire un retour aux basiques, au classique ! Et cela peut changer beaucoup de choses. Car un Contador, par exemple, est plus à l’aise sur un vrai col long et dur que sur un enchaînement de petites côtes, qui peuvent à l’inverse mieux réussir à certains autres coureurs. Les huit côtes de 2e catégorie et les dix-sept de 3e catégorie risquent de peser plus lourd dans la balance que les cinq 1e catégorie…
… qui innove en mettant cap à l’ouest
Là où le parcours de cette année innove, c’est en contournant le Massif Central par l’ouest. La route classique entre Paris-Nice c’est bien sûr de passer entre les Alpes et le Massif Central ; cette année, la Course au soleil descendra plein sud jusqu’à Limoges, ne se réorientant vers l’est qu’ensuite. Une option finalement assez rare, jamais adoptée depuis 1996 sauf à une reprise : en 2007. D’ailleurs, les deux éditions se ressemblent beaucoup. Passage par l’ouest, jusqu’à Limoges, puis orientation à l’est en passant par Mende et enfin arrivée à Nice sans être passé par un col de haute montagne : voilà qui rappelle étrangement l’édition de cette année. En 2007, ce parcours avait souri à … Contador. Non sans mal : l’Espagnol avait dû attendre Eze, le tout dernier col de la semaine, pour prendre définitivement l’avantage sur Rebellin. Preuve que ses qualités de grimpeur avaient tardé à pouvoir s’exprimer.

2009 -Â
SANCHEZ Luis Leon
2008 -Â
REBELLIN Davide
2007 -Â
CONTADOR Alberto
2006 -Â
LANDIS Floyd
2005 -Â
JULICH Bobby
2004 -Â
JAKSCHE Jörg
2003 -Â
VINOKOUROV Alexandre
2002 –
VINOKOUROV Alexandre
2001 –
FRIGO Dario
2000 –
KLÖDEN Andreas
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Dimanche 7 mars : 1e étape, Monfort-l’Amaury (CLM individuel, 8 km)
Lundi 8 mars : 2e étape, Saint-Arnoult-en-Yvelines – Contres (201,5 km)
Mardi 9 mars : 3e étape, Contres – Limoges (201 km)
Mercredi 10 mars : 4e étape, Saint-Junien – Aurillac (208 km)
Jeudi 11 mars : 5e étape, Maurs – Mende (173,5 km)
Vendredi 12 mars : 6e étape, Pernes-les-Fontaines – Aix-en-Provence (157 km)
Samedi 13 mars : 7e étape, Peynier – Tourrettes-sur-Loup (220 km)
Dimanche 14 mars : 8e étape,  Nice – Nice (119 km)
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crédit photo : Cyclingnews











