La paire Schleck se livre
Les frères Schleck sont de bons clients. Leur histoire plait à beaucoup d’observateurs et il est tout naturel qu’ils soient très souvent sollicités, d’autant plus à quelques heures du départ du Tour de France. Andy et Frank, qui s’ils montent tous les deux sur le podium de l’épreuve entreront dans l’histoire comme les premiers frères à accomplir cet exploit, se sont livrés ces derniers jours à divers exercices médiatiques particuliers.
Frank se méfie d’Astana ; Andy prudent pour les pavés
Dans une interview menée par Eurosport, ils répondent tour à tour. L’occasion de voir s’ils sont d’accord sur tous les points. Au sujet de la première semaine, les deux hommes sont sereins, considérant qu’ils sont les coureurs du classement général à disposer de la meilleure équipe pour les pavés et autres obstacles au programme. Andy n’a toutefois pas l’air emballé par la présence de secteurs de Paris-Roubaix sur l’épreuve de juillet : « Ce serait dommage si un de nous ou Alberto, ou Lance, devait perdre le Tour à cause de 13 kilomètres. Ca me rendrait malheureux, et ce serait dommage pour le Tour. »
En ce qui concerne les forces en présence, et la qualité des équipes pour la montagne, Andy place RadioShack et Saxo Bank devant les autres. Et situe Astana juste derrière elles. Mais Frank se méfie de la formation d’Alberto Contador : « Attention quand même, ils ont marché fort sur le Dauphiné. » Les deux coureurs confirment également que dans les moments importants, au sein du peloton, le lien fraternel est très fort. « En course, ce que j’aime, c’est le fait de savoir qu’il pense à moi avant de penser à lui, confie Andy. Et il sait que c’est réciproque. » Un trait de caractère qui peut être vu tant comme une force qu’une faiblesse.
« Penses-tu qu’à nous deux, nous impressionnons nos adversaires ? »
Le journal Le Parisien a quant à lui opté pour une approche encore plus originale : faire interviewer Andy par son frère Frank. Ce dernier lui pose cette question pleine de sens : « Penses-tu qu’à nous deux, nous impressionnons nos adversaires ? » À laquelle il répond : « Oui. Nous avons un peu le même scénario cette année. C’est même peut-être mieux encore puisque Contador et Armstrong ne sont plus dans la même équipe.«
Sinon, les choses qu’Andy souhaite apprendre de son frère ? Être « 100 % professionnel dans l’entraînement et dans tout« . Mais le point le plus frappant ne concerne pas le cyclisme : c’est l’admiration que le jeune luxembourgeois sembler vouer à son père de frère : « J’espère suivre le même chemin que toi et avoir une petite famille. » Pour revenir au vélo, il indique aussi que Frank était vraiment mal en point sur le Tour 2009 : « Sur une étape, tu as voulu arrêter après deux heures, tellement tu avais mal. Dans la même situation, je n’aurais pas continué. » Ces soucis oubliés, l’aîné a du coup la possibilité de faire mieux que cette 5e place obtenue dans la souffrance.






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