Jeannesson : « Une saison importante »

Par Alexandre Philippon
Vendredi 19 février 2010 - 17:05
Passé pro l’an passé chez Caisse d’Epargne, après un podium sur le Tour de l’Avenir 2008, Arnold Jeannesson a maintenant 24 ans et entend briller dans les mois à venir. Alors qu’il prendra part au Tour du Haut-Var ce week-end, il aborde pour Velochrono sa préparation et ses objectifs pour la saison 2010.
Dans quel état d’esprit abordes-tu cette saison 2010 ? Toujours en mode « apprentissage » ou bien tu t’es fixé des objectifs précis ?
Cette saison 2010 va etre importante pour moi, l’année dernière je ne connaissais pas mes coequipiers, le staff et les courses, alors que cette année mon programme est mieux défini et je connais mon équipe. Meme si j’ai encore pas mal de chose à apprendre, j’ai besoin de faire de bons résultats cette année.
Tu as participé à plusieurs cyclocross cet hiver, comme tu en as l’habitude. Par amour de la discipline ou bien cela fait partie intégrante de ta préparation pour la saison sur route ?
J’ai toujours fait du cyclo-cross l’hiver depuis que je suis cadet, j’ai gardé cette habitude et je pense que ca m’aide dans ma préparation hivernale, meme si j’en fait moins que les années precedentes, je prends toujours du plaisir à en faire.
Le Giro 2009, c’était il y a maintenant plus de neuf mois. Quel regard portes-tu sur ta performance du Vésuve (17e de l’étape), avec le recul ?
Le Giro 2009 était une grande découverte, c’était mon premier grand tour et je ne devais pas le faire. Je ne l’avais donc pas préparé et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je suis content d’avoir fini ce Giro sur une bonne note, dans la montée du Vesuve, c’est quelque chose qui me donne de bons espoirs pour cette année, j’aimerais évidement faire mieux.
A ton arrivée chez Caisse d’Epargne, tu évoquais la barrière de la langue. Comment cela se passe maintenant ?
Pas beaucoup mieux … J’ai toujours du mal, mais je comprends le principal et en course, il n’y a aucun problème de communication.
Quand on a encore tout à prouver dans le cyclisme, ce qui est ton cas vu ton jeune âge, comment vis t-on l’annonce de l’arrêt d’un sponsor comme Caisse d’Epargne ? T’arrives t-il de penser : « si cette année je ne réussis pas, ma carrière peut en patir » ?
Ce n’était pas une surprise, un sponsor doit se retirer un jour ou l’autre. Je pense que l’équipe n’aura pas de mal à retrouver un sponsor. Si je montre que j’ai ma place dans le peloton pro, il n’y a pas de raison que je ne le sois plus l’année prochaine. Et si cela arrive, c’est que je n’aurai pas fait ce qu’il fallait.
Alejandro Valverde a de nombreux coéquipiers hexagonaux – toi y compris -, et cette année, il a opté pour un début de saison très axé « sud de la France« . C’est une volonté du sponsor français de faire briller ses leaders sur les routes de son pays ?
Je pense que c’est plus le choix du coureur et de l’équipe que du sponsor.
Ce week-end, tu participes au Tour du Haut-Var. Une course très escarpée, avec de nombreuses côtes courtes mais très pentues. C’est le genre de tracé qui te convient, ou bien tu es davantage un coureur de « cols » ?
J’ai déjà fait une fois le Haut-Var, il y a 2 ans, quand il était encore sur une journée, et j’en ai gardé un mauvais souvenir : j’avais abandonné avant la mi-course. Le tracé me va bien même si ce genre de bosse, tout le monde peut les passer. Pour l’instant, je suis plutôt en reprise, j’ai coupé dix jours en janvier après le championnat de France de cyclo-cross, il faut être patient avant que la forme revienne.
Quel sera ton programme en ce début de saison ? Sais-tu déjà à quel Grand Tour tu va participer ?
Après le Haut-Var, je vais faire quelque classiques en Italie, puis Cholet, le Criterium International, le Tour de Castilla y Leon et le Giro.
Merci à Arnold Jeannesson pour sa disponibilité – Crédit photo : mr.keff / flickr






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