Hincapie : Paris-Roubaix, « la plus grande »
Avec sept top 10 au compteur sur Paris-Roubaix, George Hincapie est plus qu’un habitué de l’enfer du Nord. Cette classique qu’il considère comme « l’une des plus grandes, si ce n’est la plus grande, et la plus difficile au monde », l’Américain l’aborde dans la peau du leader chez BMC, après la mise à l’écart temporaire d’Alessandro Ballan liée à l’affaire de Mantoue.
Le climat n’est donc pas forcément idéal, mais la forme, si. Hincapie n’a jamais paru aussi en jambes à l’approche de la reine des classiques depuis 2005. Cette année-là, celui qui était alors pensionnaire de la Discovery Channel prenait la deuxième place, battu dans un sprint à trois par Tom Boonen, Juan Antonio Flecha complétant le podium. C’est à ce jour son meilleur résultat sur Paris-Roubaix, une course qu’il rêve de gagner depuis toujours. « Si tu gagnes Paris-Roubaix, explique-t-il, tu peux regarder ta carrière et te dire : c’est parfait. » Est-ce à dire que l’Américain, âgé de bientôt 37 ans, mettra un terme à sa carrière en cas de victoire dimanche ? « Non ! Mais disons que je si je gagne, ça me rendra l’arrêt beaucoup plus supportable ! »
Hincapie confirme ce sentiment que ses résultats récents – quatrième de Gand-Wevelgem, sixième du Tour des Flandres - laisse présager : sa forme est optimale. « Mercredi, j’ai couru tranquillement le GP de l’Escaut, histoire de bien récupérer en vue de Roubaix. Je suis en pleine forme. Ce dont j’ai besoin maintenant, c’est d’un petit peu de chance. » Ce qu’il n’a pas toujours eu : en 2006, alors qu’il faisait partie des favoris, il avait terminé Paris-Roubaix la face contre le pavé, une clavicule dans le sac.






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