Derniers réglages avant le Ronde à la Panne

Par Baptiste Bouthier
Lundi 29 mars 2010 - 18:32
Et voilà, l’heure fatidique approche. Le Tour des Flandres, ou Ronde van Vlaanderen, c’est déjà dimanche prochain, maintenant que le GP E3 – et, depuis cette année, Gand-Wevelgem – est derrière nous. Entre les deux, comme le veut la tradition, c’est à La Panne qu’il faut se rendre pour trouver du flahute. Ces trois jours sont ceux des derniers réglages avant la « semaine flandrienne », à savoir Ronde et Paris-Roubaix. L’occasion de prendre de la caisse, de montrer sa forme, ou de la cacher. Chaque année ou presque, un coureur y flambe avant de récidiver, quelques jours plus tard, entre Bruges et Meerbeke. Une course qu’il faut donc prendre très au sérieux.
Un parcours cousu de fil blanc
Si le résultat des Trois jours de la Panne change évidemment tous les ans, le parcours, lui, est du genre immuable. Quatre étapes en trois jours et un rythme qui n’a plus bougé depuis des années. La première étape, le mardi, est celle de tous les dangers. Pas un mini-Ronde, mais presque. Cette année, les coureurs vont emprunter deux fois une boucle de 45 kilomètres composée de six bergs, ces monts typiques des Flandres, dont le Leberg, le Berendries, le Valkenberg et le Kruisberg. C’est toujours sur cette étape que la différence entre costauds se fait, comme si l’ont était sur A travers la Flandre ou le GP E3.
Le mercredi, l’étape est aussi longue mais beaucoup moins difficile, malgré quelques bergs : un gros peloton se joue la gagne au sprint. Le jeudi, la journée est divisée en deux. Le matin, une première semi-étape courte, sans aucun berg, promise à un sprint massif. Et l’après-midi, le moment de vérité, un court contre-la-montre à La Panne, pour établir un classement final. Ce ne sont donc pas forcément les vainqueurs de la première étape qui empochent le gros lot : il faut aussi avoir suffisamment distancé les meilleurs rouleurs pour espérer la victoire finale.
Se chauffer avant le Tour des Flandres
Cette première étape pleine de bergs est généralement un laboratoire où quelques flahutes pas forcément en vue dans les dernières semaines/années se réveillent et donnent rendez-vous au dimanche qui suit… L’absence récurrente des plus grands flandriens, comme Boonen ou Cancellara, est en effet l’occasion pour d’autres de briller… et de faire peur. L’an passé, Pozzato devançait Willems à Zottegem ; le dimanche suivant, l’Italien prenait la 5e place du Tour des Flandres, et celui encore après, 2e de Paris-Roubaix. En 2007, Paolini devançait Ballan, toujours à Zottegem, avant que les deux Italiens fassent respectivement 3e et 1er sur le Tour des Flandres, cinq jours plus tard ! L’année d’avant, Hoste gagnait lui aussi à Zottegem, avant de prendre la 2e place à Meerbeke. E caetera, e caetera…
Bref, comme on peut le constater, il ne s’agit pas d’une vulgaire kermesse en attendant le Ronde. Les Trois jours de la Panne sont bel et bien une course de haut niveau et de renom, dont le vainqueur final, mais plus encore les principaux protagonistes de la première étape, sont de sérieux clients en vue du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. Comme un dernier test avant d’en découdre pour de bon.
Un rendez-vous toujours aussi recherché
Cette année encore, la participation sera donc de haut niveau, avec même quelques grandes stars, car si Tom Boonen ou Fabian Cancellara ne seront pas de la partie, Alessandro Ballan, Philippe Gilbert, Stijn Devolder ou encore Filippo Pozzato seront eux bien au rendez-vous. Tous les quatre vainqueurs des plus grandes classiques (Tour des Flandres pour le premier, Tour de Lombardie pour le deuxième, Tour des Flandres pour le troisième et Milan-Sanremo pour le dernier), ils feront office d’épouvantails sur les routes des environs de La Panne. Mais de nombreux autres flandriens de haut niveau seront présents, comme Frederik Willems, le vainqueur sortant, et Manuel Quinziato, Leif Hoste, Maxim Iglinskiy, Enrico Gasparotto, Lars Bak, Kevin Van impe, Sergei Ivanov, Johan Vansummeren, Karsten Kroon, Steve Chainel, Kevin Ista, et la nouvelle coqueluche belge, Jens Keukeleire.
Certains d’entre eux, comme Quinziato et Hoste, sont aussi de redoutables rouleurs et briguent donc la victoire finale. Mais il y a aussi de pur rouleurs qui tenteront de limiter les dégâts dans la première étape pour tenter de jouer la gagne au général sur le CLM final. On pense notamment à David Millar, qui vient de gagner le chrono du Critérium international et qui semble donc en forme ; mais aussi Sebastian Lang, Bert Grabsch, Danny Pate, Svein Tuft ou Dominique Cornu. Côté sprinters, le contingent est important, avec Daniele Bennati, Robbie McEwen, Allan Davis, Tyler Farrar et Borut Bozic en têtes d’affiche. Mais il y aura aussi Wouter Weylandt, Robert Hunter, Danilo Hondo, Angelo Furlan, William Bonnet, Koldo Fernandez, Kevin van Hummel, Romain Feillu, Francisco Ventoso, Luca Paolini, Mattia Gavazzi ou l’éternel Nico Eeckhout…

2009 –
WILLEMS Frederik
2008 –
POSTHUMA Joost
2007 –
BALLAN Alessandro
2006 –
HOSTE Leif
2005 –
DEVOLDER Stijn
2004 –
HINCAPIE George
2003 –
BELOHVOSCIKS Raivis
2002 –
VAN PETEGEM Peter
2001 –
MATTAN Nico
2000 –
EKIMOV Vjatcheslav
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Mardi 30 mars : 1e étape, Middelkerke – Oudenaarde (198 km)
Mercredi 31 mars : 2e étape, Zottegem – Koksijde (214 km)
Jeudi 1e avril (matin) : 3e étape A, La Panne – La Panne (112 km)
Jeudi 1e avril (après-midi) : 3e étape B, La Panne – La Panne (14,75 km, CLM individuel)
Photo : filippopozzato.it










#1 
Semaine ardennaise?
Je viens de modifier, merci