Déclic pour Grillo ?
Vite désigné comme un élément à fort potentiel à son passage chez les pros en 2005, Paride Grillo est devenu chômeur en août dernier. Ses trois premières saisons chez Panaria furent très bien remplies avec huit victoires. Le Varesin faisait sans cesse l’étalage de sa vitesse de pointe au sprint, et n’était pas maladroit quand il s’agissait de bien négocier les bosses pour jouer la gagne. De quoi lui offrir de belles perspectives. Mais il a pris un autre chemin, celui de l’égarement. Il témoigne auprès de la Gazzetta dello Sport :
« De février à septembre, j’ai travaillé pour la petite entreprise de mon père et de mon oncle. spécialisée ds le placoplatre. Reveil à 6h, dans la camionnette de Appiano à Rho, 7 ou 8 chantiers, un hopital, 10 heures de travail par jour. C’est moi, le plus jeune du groupe, qui faisait toujours les taches les plus durs dures et physiques. C’était également une sorte de punition, d’expiation, de façon de me faire pardonner. »
Les raisons de ce traitement ? « L’année précédente, en 2008, je m’étais laissé aller. Peu d’envie à l’entraînement, et encore moins d’envie de se sacrifier. Je me présentais au départ des courses à cours de forme. Ainsi, mon père a essayé de me remettre la tête sur les épaules. Et il m’a fait découvrir à quel point il est plus fatigant et moins divertissant d’avoir une vie normale, tout en gagnant un salaire inférieur à celui d’un cycliste. (…) Mon père est un stakhanoviste et il m’a traité comme le pire des esclaves. Mais cela a été bénéfique. »
Dorénavant conscient de ce que nécessite son métier en termes d’implication, il est revenu sur sa décision d’arrêter le vélo. Un choix surprenant pris après la rupture de son contrat chez CSF-Navigare cet été. Il pesait alors 84 kg, mais maintenant la balance affiche un plaisant 74. De quoi redevenir ambitieux : « J’ai demandé à courir le plus vite possible, et beaucoup. J’ai besoin de courir. Je commence le 30 janvier en France, au GP La Marseillaise. Et si je n’arrive pas à me mêler au sprint dès cette première course, j’y arriverai lors de la deuxième ou la troisième. L’équipe Carmiooro-NGC ne me met aucune pression : je me la mets tout seul. Ensuite je devrais aller en Andalousie, puis en Italie pour le Trofeo Laigueglia.«






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