Dans des propos relayés par l’AFP, Alberto Contador a expliqué après sa victoire sur Paris-Nice qu’il allait enchaîner dès le 22 mars prochain, avec le Tour de Catalogne, qui durera sept jours. Puis début avril, il retrouvera Alejandro Valverde à l’occasion du Tour du Pays-Basque. A la fin de ce mois riche en classiques, il n’exclue pas encore de s’aligner sur la Flèche Wallonne, et pourquoi pas Liège-Bastogne-Liège, course à laquelle Lance Armstrong a aussi prévu de participer.

Il a également pris le temps de revenir sur cette semaine hexagonale sur laquelle il a du vivre avec une faible avance jusqu’à l’arrivée niçoise. « On l’a vu, dans Paris-Nice, les différences sont minimes et donc, c’est une course qui réclame chaque jour une énorme tension, exposait-il. C’est une sorte de mini-Tour dans le sens où il faut contrôler en permanence. Je sais que beaucoup de gens mettent en doute la valeur de mon équipe mais, que l’équipe soit très forte ou non, la course est très difficile à contrôler. On a montré en tout cas qu’on sait s’organiser, prendre les responsabilités. J’ai pris les bonnes décisions, j’ai appris de ce qui s’est passé l’an dernier. Cela a été une bonne répétition avant le Tour. »

Le seul moment où l’Espagnol a été mis en danger, c’était sur la première étape, quand les Caisse d’Epargne ont pris les devants dans une bordure. « Ce n’est pas une faute d’inattention, reprend le Pistolero en évoquant le comportement de ses coéquipiers. Même les coureurs qui ont provoqué la cassure n’avaient pas prévu ce qui allait se passer. Ils se sont retrouvés devant et en ont tiré profit. Je n’ai pas peur, je sais que sur le Tour on doit être très attentif. Il peut se passer toujours quelque chose, donc il faut en tenir compte. » Son équipe, il ne cache pas qu’elle est plus faible que celle de 2009, mais il apprécie être le leader unique, et sait vraiment sur qui compter : « Dans le groupe, on travaille en confiance. Tout le monde est à cent pour cent derrière moi, ça se passe bien.« 

A noter que dimanche, sur Tirreno-Adriatico, Enrico Gasparotto et Maxim Iglinskiy terminaient premier et troisième de la cinquième étape, avec les couleurs d’Astana. Quand les neuf meilleurs éléments sont réunis, la formation d’Yvon Sanquier aura de la gueule, quoi qu’on en dise, et sera prête à épauler son leader.


| Plus