Sylvain Calzati : « Plein les yeux »

Par Alexandre Philippon
Samedi 30 janvier 2010 - 18:02
Sylvain Calzati va s’aligner, dimanche au Grand Prix La Marseillaise, sur sa première course sous les couleurs de Team Sky. Le Lyonnais aborde pour Velochrono.fr plusieurs points : ses sollicitations de l’intersaison, sa reprise en compétition, son adaptation dans l’armada britannique, son manager, ses leaders. Et tout a l’air d’aller à merveille pour le vainqueur de l’étape de Lorient sur le Tour de France 2006 !
Quand tu as signé ton contrat avec Sky, est-ce que tu t’es dis : « Pourquoi moi ? »
Oui bien sûr. J’ai eu leur proposition ainsi que celle d’Astana : les cartes étaient entre mes mains et la décision n’a pas été simple à prendre. Maintenant, je ne regrette vraiment pas ce choix. J’ai eu l’occasion de connaître les raisons de mon recrutement et j’ai été surpris de voir qu’ils savaient tout de ma carrière et de mes caractéristiques.
Tout le monde a découvert lors de la présentation officielle de l’équipe à Londres quels étaient les moyens de Sky. Tu étais conscient de cette grandeur quand tu as été approché, ou bien tu as tout découvert petit à petit ?
J’en étais bien conscient et j’avais hâte de participer à la présentation pour pouvoir partager ces nouveaux moyens et ces méthodes avec les fans de cyclisme. Il est vrai que lors du premier stage j’en ai pris plein les yeux tous les jours.
Tu es passé pro chez Barloworld, il y a sept ans : le groupe de coureurs était majoritairement anglophone. Cela a-t-il facilité ton adaptation chez Sky ?
L’adaptation se fait en douceur à chaque rassemblement de l’équipe. Bien sûr la langue change mais le mode de fonctionnement est très performant. La culture est similaire (à celle de Barloworld) mais pas comparable du point de vue logistique et du budget.
Peux-tu nous parler de Dave Brailsford ? Le patron de Sky passe de la piste à la route avec une aisance évidente. De l’extérieur, on a tendance à le trouver très différent des managers des autres équipes : plus animé par un esprit d’entreprise, mais également très proche de ses coureurs et obnubilé par la disponibilité auprès des médias et du public. A-t-on cerné le personnage ?
Vous l’avez bien cerné. Dave est un personnage qui est très disponible avec nous et surtout à l’écoute de chaque coureur. Il a l’expérience des grands rendez-vous et ses méthodes sont à des années lumières du cyclisme actuel. Il est certain que nous devons être disponible avec les médias car nous sommes les représentants d’une chaine de télévision. Le public est très important également.
La « ligne bleue », qui symboliserait la différence entre les gagnants et les perdants, c’est une opération communication uniquement destiné au public, ou est-ce que Brailsford a également tenu ce discours auprès des coureurs ?
Il y a de la communication et bien plus encore. C’est une manière de voir les choses, le bien et le mal, la bonne décision ou la mauvaise etc… Il y a vraiment une signification pour cette ligne bleue qui est notre marque de fabrique.
Ta reprise a lieu dans le sud de la France, sur des courses que tu connais bien, notamment Bessèges. L’objectif de Sky sur ces épreuves doit être le même que sur le Tour Down Under : apprendre à rouler ensemble, rechercher la cohésion. On imagine donc que début février, en tant que quasi-régional, tu vas être un élément central de ce chantier ?
Oui bien sûr. L’équipe cherchera à bien rouler ensemble, apprendre à bien prendre des automatismes qui nous ferons progresser et avoir confiance en nous. Je suis un habitué des courses françaises donc je guiderai mes coéquipiers. Mais je ne serai pas le capitaine de route .
Tu déclarais il y a peu que tu étais dans la meilleure forme de début de saison de toute ta carrière. Tu veux gagner ta place sur le Tour de France le plus tôt possible … ?
Effectivement je me sens très bien. J’ai bien roulé durant l’hiver et respecté le programme de mon entraîneur. Nous avons élaboré un programme qui devrait me permettre d’être performant pour Paris-Nice, qui est un objectif personnel mais aussi un objectif pour l’équipe. Pour ma sélection pour le Tour, je fais partie des 12 ou 13 coureurs prévus, donc chaque chose en son temps. Ma sélection se fera naturellement, avec des résultats.
Il y a deux grands leaders chez Sky : Wiggins et Boasson Hagen. Ton rôle d’équipier sera tourné vers lequel de ces deux champions ?
Nous avons deux grands coureurs. Mon rôle sera de les épauler du mieux possible.
Nous remercions Sylvain Calzati pour sa disponibilité
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Crédits photo : Team Sky







