Bonnet : « Être avec les leaders après Arenberg »
Dixième, dimanche, du Tour des Flandres, William Bonnet semble enfin prendre la mesure de son potentiel chez Bbox Bouygues Telecom. Cela s’était déjà manifesté sur Paris-Nice, où le sprinter français avait remporté la deuxième étape, son premier grand succès. « J’attendais une victoire prestigieuse depuis un petit moment, confirme l’intéressé dans un entretien au journal L’Equipe. Depuis, je suis libéré, j’aborde le final des courses avec moins d’appréhension. Cela m’a fait d’autant plus de bien que le tout début de saison n’était pas mon objectif. Le plan, c’est d’être opérationnel pendant les classiques. »
Le coureur de la Bbox est satisfait de son Ronde. « Au Tour des Flandres, on a bien couru. On avait quatre coureurs protégés, surtout Steve Chainel et moi. On a essayé de suivre les leaders. Steve est parti dans un coup. Moi, j’ai essayé de me réserver pour l’arrivée. » Un comportement qui est venu confirmer l’incroyable Trois jours de la Panne de la formation de Jean-René Bernaudeau, qui y a remporté les deux premières étapes, par l’intermédiaire de Steve Chainel puis de Sébastien Turgot. Sans que ce soit du goût de tout le monde… « Je ne pense pas que les critiques étaient légitimes, juge Bonnet. Lors de la première étape, Steve a fait la course normalement. Il gagne parce qu’il est le plus fort du groupe. Sébastien a profité du classement général le lendemain. On a eu de la réussite mais les critiques n’étaient pas justifiées. »
William Bonnet a maintenant le regard tourné vers Paris-Roubaix, où il espère faire au moins aussi bien que le Tour des Flandres. « Quand on est en bonne condition, il est assez logique de bien figurer dans les deux courses. Sur Paris-Roubaix, quelqu’un comme Steve, avec son petit gabarit et son style plus en souplesse et en explosivité, sera cependant moins à l’aise, car l’absence de monts avantage les coureurs plus puissants. C’est une vraie course d’usure et il y a rarement des surprises. La dimension supplémentaire par rapport au Tour des Flandres, c’est le facteur réussite. Les pavés sont plus nombreux. Les crevaisons sont plus fréquentes. »
Le sprinter de la Bbox sait déjà ce qu’il faudra faire pour y réaliser un top 10 : « La stratégie sera d’être avec les leaders à la sortie de la trouée d’Arenberg. A ce moment, on peut dresser un premier bilan sur sa forme et sur le rapport de force. Mais c’est juste le début de l’enfer : après ça, il y a encore 90 kilomètres de course ! »






