Biver veut « du sérieux » autour des Schleck
La semaine passée, la Gazzetta dello Sport associait Marc Biver à un projet de création d’équipe autour des frères Schleck. Le Suisse y réagissait en se montrant catégorique : “Rien de concret. (…) L’année dernière, et au début de cette saison, j’ai eu des discussions à titre informatif“, mais il avait indiqué que les frères Schleck n’étaient pas concernés. Ce dimanche, dans un entretien avec le journal L’équipe, le son de cloche n’est plus exactement le même. Toujours pas de confirmation claire et nette, mais de plus en plus d’éléments qui laissent penser qu’un Astana à la sauce luxembourgeoise est possible.
Un groupe financier du Grand Duché serait prêt à soutenir l’aventure. « La synergie luxembourgeoise aurait du sens, explique Marc Biver, mais je ne suis demandeur de rien du tout et aucune décision n’a été prise. Avant de réfléchir à un quelconque accord, j’ai demandé des garanties, financières, contractuelles et éthiques. » Cela fait beaucoup de demandes, pour quelqu’un qui n’est demandeur de rien du tout, et qui poursuit avec précision : « J’ai donné au groupe Luxembourgeois jusqu’au 15 avril pour me les apporter. Je veux le temps de monter quelque chose de sérieux. »
Marc Biver était le manager de l’équipe Astana en 2007, quand elle fut confrontée à plusieurs affaires de dopage. Alexandre Vinokourov, avait été contrôlé positif à la transfusion sanguine, mais d’autres coureurs avaient eux-aussi été suspendus à d’autres moments de la saison, que ce soit Andrey Kashechkin, Matthias Kessler ou Eddy Mazzoleni. « Je sais que les Schleck n’ont rien à voir avec Vinokourov et Kashechkin, et que le Luxembourg n’est pas le Kazakhstan« , réplique l’ancien organisateur du Tour de Suisse, qui garde encore un gout amer de son expérience d’il y a trois ans, et ne veut pas connaître pareille désillusion.






