Anton : « Je cherchais à faire des écarts »
Igor Anton n’a pas l’air de vouloir prendre son temps. Alors qu’il n’avait jamais fait mieux que 8e sur le Tour d’Espagne, le Basque ne se contente pas de ce qu’il obtient sur cette édition 2010. Deux victoires d’étape, deux jours en rouge, et maintenant un troisième : il collectionne les honneurs mais en veut davantage. « Plus que la victoire, je cherchais à faire des écarts », confie t-il à l’agence EFE. Au final, il fait tout de même coup double : « J’ai gagné l’étape et pris le maillot rouge, je n’aurais pas pu faire mieux ».
Pourtant, c’était mal engagé sur les pentes de Pal, où il est malgré tout parvenu à s’imposer. « J’ai eu du mal à suivre quand Ezequiel Mosquera a attaqué, mais ensuite j’y suis allé petit à petit, sans penser à la victoire. Je l’ai fatigué et ensuite j’ai gagné », explique t-il. Désormais détenteur d’une avance de 45 secondes sur Vincenzo Nibali, le coureur d’Euskaltel-Euskadi penser à la victoire finale : « C’est encore loin, ça va être compliqué mais je pense que je peux gagner ».
« L’équipe sera derrière moi »
L’objectif est surtout de ne pas connaître de défaillance. Si le maillot rouge sublime souvent, il peut également ne se montrer d’aucun secours quand les jambes ne répondent plus. C’est ce qui est arrivé à Joaquin Rodriguez ce mercredi, désormais 4e de l’épreuve. « Si j’ai un jour sans, comme Purito aujourd’hui, je suis sûr que l’équipe sera derrière moi pour défendre le maillot rouge », lâche t-il néanmoins, confiant en le dévouement des siens.
En tout cas, Igor Anton confirme sur cette Vuelta les bruits dont il faisait l’objet avant le départ de Séville. Effectivement, il se montre en mesure de jouer les premiers rôles. C’est pour cela qu’il avait fait l’impasse sur le Tour de France, explique t-il : « Je voulais retrouver mon coup de pédale de 2008″. Cette année-là, il avait été victime d’une grave chute alors qu’il bagarrait avec les meilleurs.






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