Affaire de Mantoue : le procureur s’explique
Jeudi, La Gazzetta dello Sport a publié une interview du procureur de Mantoue, Antonino Condorelli, qui a ouvert une enquête amenée à faire du bruit dans le monde cycliste : celle que l’on appelle déjà l’affaire de Mantoue. Dans cet entretien, le procureur italien apporte quelques précisions sur les recherches menées.
« L’enquête porte sur du commerce de produits dopants, à partir de la fin 2008. Les faits les plus intéressants se situent en 2009. » Antonino Concorelli refuse de donner des noms, et précise que les personnes ayant reçu une information d’ouverture d’enquête à leur encontre ne sont pas nécessairement coupables de quoi que ce soit. Il ne veut pas non plus parler de dopage organisé au sein d’une équipe, en l’occurrence la Lampre, dont de nombreux membres sont concernés par l’affaire. « Il y a besoin de pas mal de preuves pour arriver à la conclusion de dopage organisé au sein d’une équipe », explique-t-il.
Le procureur n’a également pas nié un lien éventuel avec un pays étranger – on parle du laboratoire Humanplasma, en Autriche – mais a en revanche exclu une collaboration avec la justice d’un quelconque autre pays à l’heure actuelle. En revanche, il a indiqué que parmi les coureurs actuellement concernés par l’affaire, tous n’étaient pas italiens. Et qu’à l’inverse, il s’agissait uniquement de cyclisme, et d’aucun autre sport.
Antonino Condorelli indique enfin que l’enquête devra être conclue et la procédure judiciaire ouverte d’ici la fin mai.
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